• Le Cinéma L’Amour
    ART ET SPECTACLES

    Le Cinéma L’Amour

    Si vous êtes comme tous ses grands amoureux qui cherchent des endroits de « dates » originales pour séduire l’être aimé, j’ai peut-être une suggestion pour vous. Je vous avertis : il faut être (un peu) ouvert d’esprit. Je veux vous parler du plus vieux cinéma montréalais encore en fonction : le Cinéma L’Amour.

    Son histoire et son architecture

    Véritable institution du boulevard Saint-Laurent, ce cinéma a pignon sur rue depuis plus de 101 ans. Oui, oui, il y a maintenant un siècle que cet établissement existe. En fait, dans les premières années de sa vie, ce cinéma était loin d’en être un de fesses. De toute façon, il aurait été inconcevable d’y voir des poitrines dénudées avant 1967 durant l’existence du bureau de la censure dans le cinéma québécois qui régnait depuis 1913. Quand on fouille dans les archives, on découvre que le cinéma l’Amour, appelé autrefois le Globe, était avant tout un théâtre-cabaret de quartier. D’ailleurs, à une certaine époque, durant laquelle la communauté juive était plus présente dans ce secteur de la métropole, on y a présenté des films en yiddish. C’est seulement au tournant de la fin des années ’60 que cet établissement prendra le virage « porno ». Pour marquer cette transition, ce cinéma s’est alors appelé le Pussycat, un nom qui veut tout dire. C’est seulement en 1981 qu’il prendra le nom de Cinéma L’Amour.

    Détail d’un des balcons-loges, trace du passé théâtrale du Cinéma L’Amour. Photo par YULorama

    Le Cinéma L’Amour

    Si on oublie le fait qu’il est le plus vieux cinéma de la ville, le Cinéma L’Amour peut aussi se vanter de faire partie de ses cinémas et théâtres qui ont été décorés par l’artiste Emmanuel Briffa. Cet artiste a signé la décoration de plus de 150 théâtres en Amérique du Nord, dont plusieurs dans la grande métropole. Nous n’avons besoin de penser qu’à L’Empress, au Rialto, au théâtre Denise-Pelletier et j’en passe. Bien que le Cinéma L’Amour ne soit plus aussi frais qu’à ses premiers jours, on peut encore y observer plusieurs détails aux balcons ainsi qu’au plafond. Le propriétaire actuel fait de son mieux pour conserver son théâtre en bon état.

    Hall d’entrée figé dans le temps. Photo YULorama

    Comment découvrir le Cinéma L’Amour ?

    Il y a deux façons de découvrir cet établissement. Tout d’abord en allant le visiter pour y expérimenter les services offerts. Par exemple, dans le hall d’entrée, vous y trouverez une grande sélection de films pornos et érotiques. Par contre, si vous voulez vivre une expérience plus « complète » de ce cinéma, il faudra essayer d’y aller durant une des nombreuses représentations des films qui y prennent l’affiche chaque semaine.

    Si vous êtes en solo, il faudra vous contenter du parterre. Par contre, si vous y allez en couple, il y a au balcon une section VIP qui a été créée pour vous : fauteuils ainsi que quelques sofas sont à votre disposition. D’ailleurs, les lundis et mardis, c’est gratuit pour les couples qui désireraient essayer le Cinéma L’Amour, tout comme les jeudis à partir de 18h. Il y a aussi les « Vendredis Coquins » qui sont gratuits pour les dames. Si je me fie aux quelques commentaires laissés sur leur page Facebook, les clients du Cinéma L’Amour sont contents et satisfaits des expériences qu’ils y ont vécues.

    Je sais, vous vous demandez, sans doute qu’elle est l’autre façon de découvrir ce mythique endroit sans devoir voir des films de fesses. C’est bien simple, par les divers événements culturels de la ville ! C’est d’ailleurs ainsi que j’ai pu visiter l’endroit l’automne dernier, lors d’une activité entre le Festival du Nouveau Cinéma et les Amis du Boulevard St-Laurent. Ils avaient organisé une visite racontant l’histoire des différents cinémas de la Main. Lors de cette visite, il y était inclus la découverte des coulisses du Cinéma L’Amour. Aussi, il n’est pas rare de voir des artistes de la scène musicale émergente y tenir des concerts. Ce fut le cas récemment de l’artiste Philémon Cimon qui y a tenu un spectacle l’automne dernier.

    Bref, visitez le Cinéma L’Amour, c’est y découvrir une nouvelle facette de Montréal ou tout simplement de votre couple !

  • WIA (aka whatisadam) dévoile sa dernière oeuvre inspirée de Montréal et Jägermeister
    ART ET SPECTACLES

    WIA (aka whatisadam) dévoile sa dernière oeuvre inspirée de Montréal et Jägermeister

    C’est jeudi le 28 janvier à L’Appartement 200 qu’a eu lieu le dévoilement de la dernière oeuvre de l’artiste en arts visuels WIA (aka whatisadam). Nous y étions et voici le résumé de notre rencontre avec un artiste talentueux dont tu peux voir l’art inspiré de Montréal un peu partout.

    WIA (aka whatisadam)

    C’est un drôle d’hasard que mon dernier article qui parlait de la galerie Station 16 avait justement fait mention de WIA (aka whatisadam)! C’est en écrivant mon article que je me suis rappelée que j’allais voir le lancement de sa dernière oeuvre! L’artiste aura eu sa vitrine sur YULorama, on peut pas se le cacher! Hehe! Ok, mais encore, me demandes-tu… Qui est Adam? Déjà, son nom d’artiste nous le demande, donc c’est peut-être à toi de le découvrir. Ce que je peux te dire cependant est que WIA est un artiste montréalais dont l’inspiration des bandes-dessinées vintages représentant des animaux de la faune comme les cerfs et les canards tatoués ou encore sa fameuse canne de sirop d’érable « Sizzurp » est reconnue tant à Montréal qu’à New York qu’au Mexique! Il fait autant de l’art en studio que dans la rue.

    WIA (aka whatisadam) dévoile sa dernière oeuvre inspirée de Montréal et Jägermeister

    Deerhunter

    Jägermeister, le populaire digestif allemand au 56 épices, a mis WIA au défi en lui demandant de faire une oeuvre basée sur le fameux cerf servant de logo à l’entreprise. C’est donc ce dévoilement auquel nous avons assisté jeudi dernier à L’Appartement 200. L’évènement spécial qui était ouvert à tous a fait venir beaucoup de monde. La place était pleine et l’ambiance de feu!

  • Station 16: Une galerie aux couleurs de Montréal
    ART ET SPECTACLES

    Station 16: Une galerie aux couleurs de Montréal

    Si tu cherches de l’art original fait par des artistes d’ici dont beaucoup de leurs oeuvres sont aux couleurs de Montréal, tu dois absolument aller visiter la galerie Station 16 sur St-Laurent!

    Graffiti et art de rue

    La Station 16 expose des artistes dont l’inspiration vient grandement de l’art de rue et des graffitis. L’art contemporain et urbain met en vedette des artistes de partout à travers le monde, mais tu remarqueras que plusieurs ont largement été inspiré de notre ville! Comme par exemple Jason Wasserman, spécialisé en sérigraphie, ou encore Ryan Labrosse dont la carte typo de Montréal est bien connue de tous sans oublier Scan qui recrée le logo de Montréal à sa façon, en passant par WIA (aka whatisadam) dont le Sizzurp D’Érable, bien que non typiquement montréalais est reconnu partout dans la ville!

    Bien entendu, on ne retrouve pas uniquement des oeuvres basées sur Montréal! Si tu visites la galerie, tant en ligne que sur place, tu y découvriras un monde complet qui passe une panoplie de style pouvant ainsi toucher pas mal tout le monde.

    Station 16: Une galerie aux couleurs de Montréal

    Démocratiser l’art

    Ce que j’apprécie particulièrement de Station 16 c’est sa façon de démocratiser l’art. Il est très choquant pour moi de voir, de manière générale, que l’art est vu comme étant inaccessible, tant par le prix des oeuvres que par la distance que les galeristes voire même certains artistes. À la Station 16, non seulement peux-tu te procurer des oeuvres originales pour un prix très raisonnable, mais tu peux aussi te procuré des prints (copies) ou encore des stickers (collants) pour encore moins cher! Ceci te permet d’avoir chez toi l’oeuvre de l’artiste selon tes moyens! De plus, le personnel de Station 16 est vraiment convivial et gentil. Tu peux facilement leur parler et même si tu ne connais rien à l’art, jamais tu te ne sentiras jugé. Donc tu peux poser toutes les questions que tu veux pour ainsi en apprendre plus sur les artistes et leurs démarches artistiques!

    Festival Mural

    Chaque année, sur St-Laurent et un peu autour, il y a le Festival Mural (on t’en a déjà parlé lors de notre Nuit Blanche de l’an passé). Station 16 est localisé en plein coeur de ce festival et l’encourage grandement! Donc n’oublie pas de visiter la galerie pendant ce festival car plusieurs surprises t’y attendent à chaque année! De plus, visite la section du site qui met en vedette 6 sérigraphies créés par les artistes de Mural 2015!

  • Comment redécouvrir l’art du thé grâce à Camellia Sinensis
    À DÉCOUVRIR,  ART ET SPECTACLES

    Comment redécouvrir l’art du thé grâce à Camellia Sinensis

    Il y a de ces contradictions dans la vie qu’on ne comprend pas. Moi qui adore le thé, je n’avais jamais mis les pieds chez Camellia Sinensis! Je remettais toujours à plus tard ma visite sur la rue Emery et achetais mon thé dans l’une des grandes chaînes populaires car c’était juste plus facile comme ça. Puis un jour, je me suis décidée et je suis allée découvrir cet endroit qui, selon mon ami qui en est un adepte depuis longtemps, allait me faire vivre une expérience mémorable.

    Maison de thé

    Camellia Sinensis se divise en deux parties: la boutique et la maison de thé. Mon ami qui, comme je le disais, est un adepte de l’endroit (mais plutôt de la boutique en fait) n’avait jamais encore essayé le salon de thé alors c’était notre première à tous les deux et c’est par là que nous avons commencé notre visite. Il était assez tôt quand même lorsque nous sommes arrivés, mais le salon était déjà plein. Nous avons dû attendre un peu avant qu’une table se libère, mais ça s’est fait quand même assez rapidement.

    Une fois attablée, j’ai remarqué un signe sur la table: « Zone sans techno ». Bon… Bien évidemment, il a fallu que je triche pour pouvoir faire ce billet, mais c’est quand même un petit truc appréciable, je trouve. On ne prend pas le temps de se déconnecter assez souvent, alors c’est vrai qu’un rappel de le faire, surtout quand on est en bonne compagnie, est une bonne chose!

    Puisque les employés de Camillia Senensis sont de véritables connaisseurs et amoureux de thé, on peut facilement leur demander conseil quand on veut faire des découvertes. C’est ce que nous avons fait. Alors pour commencer, j’ai commandé un Anxi Tie Guan Yin, un thé wulong de Chine aux notes de fleurs sauvages et de papaye avec une finale de champignons fraîchement cueillis. C’est un thé très doux, encore plus doux que mon grand classique le Genmaicha. Il est délicieux et se prend très facilement en grande quantité (pour les buveurs comme moi qui peuvent boire 2-3 théière par jour!). Mon ami a commandé un Nilgiri Coonoor, un thé noir de l’Inde offrant un bouquet fruité (papaye confite et pêche) et floral (osmanthe). Son appréciation? Il s’attendait à quelque chose de plus fort (il est particulièrement amateur des Earl Grey longuement infusés), mais il l’a trouvé intéressant.

    Une crème brûlée juste parfaite! / YULorama

    Deuxième service

    Après ce premier service qui nous avait bien comblé, nous en voulions plus et il était hors de question que l’on quitte Camellia Sinensis sans un deuxième service! Encore une fois, nous avons demandé les conseils de l’employé. Il nous a proposé d’essayer des Pu Er avec la méthode traditionnelle chinoise. J’avais entendu parlé que Camellia Sinensis faisait des activités de découverte de par son École de thé, mais j’ai été agréablement surprise qu’on pouvait aussi s’adonner à ces petits rituels traditionnels sans même suivre un cours! Alors bien entendu que nous avons accepté la proposition!

    C’est donc avec un Pu Er 2010 Hong Jing Tian, un thé Pu Er Shou aux arômes de terre noire et d’écorce brûlée aux accents de fruits confits et de cuir que je me suis initiée à la méthode traditionnelle chinoise. Mon ami qui m’a accompagné dans cette découverte ancestrale a choisi le Pu Er 2013 Nanhua, un Pu Er Sheng aux parfums fruités et boisés avec une longue finale de menthe. Pour la grande occasion de cette première (CES premières en fait, car c’est premières par dessus premières que nous vivions!), nous avons décidé d’accompagner le tout d’une crème brûlée pour moi et d’un gâteau cru pour lui.

    Démonstration de la méthode traditionnelle chinoise. / YULorama

    La méthode traditionnelle chinoise est assez simple, mais permet tout de même de prendre notre temps. Un moment de calme, de zénitude que l’on accueille les bras grand ouvert en ces temps où tout va trop vite. Cette méthode permet aussi de garder l’eau chaude plus longtemps car cette dernière est gardée dans une théière hermétique qui garde sa chaleur.

    Côté appréciation, le Pu Er 2010 que j’ai essayé était assez terreux en bouche, avec un goût plus prononcé que ce que j’avais goûté précédemment, mais ce thé se mariait parfaitement avec l’extraordinaire crème brûlée qui m’a été servie. Ai-je dit extraordinaire? Oui! Sérieusement, je n’aurais pas pensé que ça serait chez Camellia Sinensis que je trouverais la meilleure crème brûlée goûtée depuis des années! Bien heureuse d’avoir fait, encore une fois, une si belle découverte à cet endroit!

    Mon ami a accompagné son excellent gâteau cru avec le Pu Er 2013 qui a une bonne amertume avec des notes sucrées en fond sur les premières infusions et qui est très végétal. Il l’a vraiment aimé.

    Concernant l’ambiance de la maison de thé de Camellia Sinensis, c’est exactement ce à quoi on s’attend d’un salon de thé: un endroit calme, paisible, chaleureux dans sa décoration avec beaucoup de boiseries et de lumières tamisées. Il y a deux salles, celle d’en avant là où se situe également le service, et une plus petite en arrière où seulement 4-5 tables y sont disposées. Autre fait à noter très important: le volume des conversation doit être maintenu bas. Quand le volume monte, on nous rappelle d’un coup de gong qu’il faut le baisser. Ceci est un autre aspect que j’ai réellement apprécié de ma visite. Ne t’en fais pas cependant, tu n’entendras pas des coups de gong à chaque 15 minutes. Les gens sont respectueux et savent parler doucement, mais puisque nous sommes humains après tout et que desfois nos conversations peuvent allumer les passions, il arrive que le coup de gong soit nécessaire.

    Du thé à perte de vue! / YULorama

    La boutique

    Notre passage au salon de thé s’est prolongé… jusqu’à la fermeture. Et sa fermeture est après la fermeture de la boutique! Il a donc fallu que j’attende au lendemain pour y retourner, ce que j’ai fait avec grand plaisir!

    La boutique est grande et offre, évidemment, une quantité incroyable de choix de thé. On y retrouve également une belle sélection de théière et autres accessoires reliés à la dégustation de thé. Tous les produits sont de grande qualité, donc il ne faut pas s’attendre à du cheap. Les objets sont à la hauteur de la qualité des thés, mais tout en restant dans une gamme de prix accessible.

    Je suggère, encore une fois, de faire affaire avec les spécialistes de la place: les employés. Si tu ne sais pas quoi prendre, ils sont les meilleures personnes pour te conseiller que tu sois débutant ou encore expérimenté. Cependant, petit truc d’initiée: si tu as été au salon de thé et que tu as gardé ton reçu, sache que tu as un rabais de 10% à l’achat d’un thé que tu as goûté au salon! C’est vraiment une belle attention de Camellia Sinensis pour 1- nous fidéliser et 2- nous permettre de prolonger le plaisir chez soi!

    J’ai donc procédé à l’achat d’un 50g d’Anxi Tie Guan Yin que je déguste justement en écrivant ces lignes!

    De si beaux objets! Difficile de choisir! / YULorama

    Informations supplémentaires

    Nul besoin de dire que découvrir Camellia Sinensis a été un véritable coup de coeur pour moi! Maintenant, je regarde en arrière et je me dis « Non, mais comment ai-je pu avoir passé toutes ces années sans y avoir été? »! Il est clair que j’en ferai mon endroit de prédilection que ce soit pour y acheter des trucs en boutique ou encore pour aller prendre le thé en salon… Il ne me reste qu’à découvrir l’École pour que mon expérience soit totale! À venir dans un certain futur, ça c’est clair!