Entrevue avec une escorte Montréalaise
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Entrevue avec une escorte Montréalaise

YULorama est un site qui parle d’activités testées et approuvées, mais cette activité, je ne l’ai pas testé! J’aime simplement demandé à une amie qui fait ce travail de m’en parler. Je sais que beaucoup de jeunes filles sont entraînées dans la prostitution malgré elles, comme on voit trop régulièrement dans les nouvelles. Ici, on parle avec une femme qui a choisi ce métier. Voici mon entrevue avec une escorte, Catherine F.*, qui travaille à Montréal depuis quelques années.

YULorama – Qu’est-ce qui t’a poussé à commencer?

Catherine F. – En premier, c’est la curiosité suivie d’un grand désir d’indépendance. Il y a un certain côté mysterieux/glamour que je voulais explorer. Je connaissais une fille dans le milieu qui me montrait les rouages et après quelques mois je me suis dit que je devais foncer. Je ne faisais pas beaucoup d’argent. J’étais au salaire minimum à 4 jours par semaine parce que j’avais envie de liberté au niveau de mon temps. Je ne cache pas que j’avais un très gros désir d’argent non plus! J’aimais pas ma job, j’étais tannée et je voulais essayer autre chose.

Y. – Parlant d’argent, quelles sont les prix à Montréal pour des services d’escorte?

C.F. – Il y a différentes niches. On peut parler de 180$ de l’heure à 500$ de l’heure environ.

Y. – Et ça inclus tout?

C.F. – Oui, le full service.

Y. – Est-ce qu’il y a des quartiers plus achalandés que d’autres?

C.F. – Je ne peux que parler pour moi. Je ne travaille pas au niveau de la rue, donc pour moi, ayant un endroit au centre-ville, où je reçois, presque toute ma clientèle est constituée d’hommes d’affaire. C’est indiqué sur mon site que de toutes façons, je ne me déplace qu’au centre-ville, au Quartier Dix-30 et à l’aéroport de Montréal.

Quand j’habitais plus haut dans la ville, je me déplaçais jusqu’à Jean-Talon et au Plateau Mont-Royal. Ça, c’est le plus loin que je suis allée, mais je sais qu’il y a beaucoup de filles qui reçoivent dans l’est, près des métros Viau et Pie IX. Il y en a aussi proche du métro Verdun et à l’Ile-Des-Soeurs.

Y. – Dans le fond ça se passe sur la ligne verte!

C.F. – *Rires* Mais je préfère la ligne orange! La ligne verte relie l’ouest à l’est en passant par le centre-ville.

Y. – Et pour toi, ça se passe vers quelles heures?

On a reçu Catherine F. chez nous afin qu’elle nous parle de son métier… Un peu de discrétion était nécessaire! / YULorama

Y. – Tu as aussi voyagé récemment, élabore un peu s’il-te-plaît.

C.F. – Il m’arrive de partir on tour, en tournée comme les musiciens. C’est pas quelque chose que je fais souvent. Je suis allée à Toronto, Philadelphie et Washington DC. Washington DC a été la meilleure ville pour moi.

Entrevue avec une escorte Montréalaise

Deux à trois semaines d’avance, j’annonce sur les gros sites. Pour ce type de voyage, contrairement à quand c’est un client qui me fait voyager, je dois tout payer. C’est important que mes rendez-vous remboursent au moins mes frais de base.

Y. – Et à l’inverse, as-tu des clients qui voyagent pour venir te voir?

C.F. – J’ai beaucoup de régulier de la grande région de Montréal. Je n’ai pas vraiment de touriste, mais plus des gens en voyage d’affaire. Les plus gros clients au niveau financier, ceux qui passent des fins de semaine complète avec moi, ceux qui m’amènent en voyage, ce sont des Américains.

Y. – Comment compares-tu les clients d’ici par rapport aux autres?

C.F. – Ils sont moins exigeant ailleurs. J’ai un client de Washington qui m’a prise pour une heure et qui est parti après 22 minutes. J’ai jamais vu ça à Montréal.

Les clients de Montréal s’attendent aussi à certains services ici que les filles offrent naturellement. Le bareback blowjob, la fellation sans condom, est très répondue ici. Dans l’ouest canadien ou aux États-Unis, un bareback blowjob, ça ne va pas de soi comme ici. Ce n’est pas la norme là-bas. Ici, à partir d’un certain prix, les clients s’y attendent dans une girlfriend experience. Le gars sera pas content ici si je sors un condom pour une fellation, aux États-Unis, ça passe. Mais il y a beaucoup de filles qui ne l’offrent pas et qui ont également une très bonne clientèle. Ce n’est pas une obligation! Le client ne dicte pas, mais il y a des préférences marquées.

Mais la pénétration est avec condom et ça c’est pas négociable.

Y. – De nos jours, tu bâtis uniquement ta clientèle par les réseaux sociaux. Est-ce que ça existe encore des endroits où les escortes se tiennent pour attirer des clients?

C.F. – Excluant des quartiers comme Hochelaga où certaines filles font encore le trottoir, je ne pense pas que ça existe encore. J’ai une amie qui s’ennuie parfois de l’époque où elle allait au bar d’un hôtel pour soliciter des clients, mais c’est illégal la solicitation. Sur mon site, je ne parle pas explicitement de ce que je fais et de ce que je ne fais pas, je dis juste que j’offre des bons moments.

Tout est plus facile depuis internet. De toutes façons, avec la loi C-36, on n’a même plus le droit d’annoncer dans les journaux.

Pour les clients qui veulent de quoi de rapide et impersonnel, il reste toujours les salons de massage.

Y. – Mais internet, c’est quand même assez impersonnel. Comment fais-tu pour filtrer tes clients?

C.F. – Je reçois des courriels du genre « Salu t tu libre bye ». Le premier contact en dit long sur la personne.

Y. – Oui. Si t’essaies d’insérer ton pénis dans une femme, au moins montre un minimum de respect dans le courriel.

C.F. – Moi ça m’arrive pas souvent ce genre de message par contre. J’ai un style un peu plus raffiné et mes prix n’attirent pas ce genre de personne. Je sais que les filles qui chargent moins cher que moi en reçoivent beaucoup plus. Mes tarifs aussi sont non-négociables. Quand quelqu’un essaie de dealer un prix, c’est un refus automatique.

J’ai déjà reçu un message du genre « J’merai passé 30 min ak toé, mais g jusse 50$. Kessé ke t’ofre? ». Je prends quand même le temps de leur répondre que je ne suis pas la personne qu’ils recherchent.

J’exige aussi une référence d’une autre courtisane. Si le client ne m’en donne pas en partant, je lui demande. C’est quelque chose que je veux pour que je le reçoive à mon studio. Je n’ai jamais eu de mauvaises expériences de violence, que ce soit verbale ou physique.

Y. – Pour conclure, on entend souvent dire que les festivals à Montréal ont un gros impact sur l’industrie du sexe. Qu’en penses-tu?

C.F. – Pour moi c’est le contraire. L’été, c’est plus calme. Mes clients sont en vacances ou ils sont avec leurs familles. Je suis une indépendante du centre-ville, mes clients sont des businessmen. Peut-être que les agences d’escortes et les salons de massages sont plus agressifs avec leurs publicités pour attirer les touristes.

* Merci à notre amie pour cette entrevue. Nous me divulgerons pas ses informations (tu auras deviné que son nom a été modifié), mais une recherche Google te suffira afin de trouver une courtisane montréalaise. Qui sait, peut-être tomberas-tu sur elle?

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